En plus de dominer le domaine des moteurs centraux pour vélos électriques, le groupe allemand Bosch diversifie son catalogue avec le premier moteur moyeu arrière nommé Bosch Hub Line, qui vise en priorité les modèles urbains, tout en reprenant l’environnement connecté de la marque.

Pour beaucoup de cyclistes européens, et notamment en Allemagne, le vélo à assistance électrique est souvent associé à un moteur Bosch. Le fabricant allemand a bâti une véritable domination sur les moteurs et une solide réputation aussi, mais il manquait une corde à son arc : un moteur arrière.
Le moteur dans le moyeu arrière reste une solution plus facile à adapter sur un vélo, mais Bosch ne disposait alors que de moteurs centraux : Active Line, Performance Line, Cargo Line, etc. Le groupe allemand répond ainsi avec son produit maison, le Hub Line.
Performances et légèreté pour enterrer l’Active Line (mais pas le Plus)
Il n’y a ici rien de révolutionnaire face aux asiatiques Bafang ou Ananda qui montent en puissance. Le Bosch Hub Line ressemble physiquement à n’importe quel autre moteur en moyeu arrière pour tout néophyte. Caché dans la roue avec son diamètre de 100 mm derrière la transmission, il demande un œil averti pour repérer la nouveauté et lire le nom du produit.
C’est plutôt à l’intérieur que cette nouveauté nous intéresse, avec une unique version qui procure un couple maximal de 45 Nm et une puissance en pic de 400 W (contre 250 W en continu). Bosch ne joue donc pas la performance pure, mais un moteur arrière fiable et robuste pour les vélos de ville électriques.
Il se dote d’un capteur de rotation couplé à un accéléromètre, afin de fournir une réactivité « sans effort, aux situations telles qu’un démarrage au feu rouge ou de légères montées ». La firme ajoute qu’au-dessus de 25 km/h, « le moteur se découple complètement, ce qui permet d’utiliser le VAE comme un vélo sans assistance, pratiquement sans résistance au pédalage ».
Avec ces valeurs, on remarque qu’il se place entre les moteurs centraux Active Line (40 Nm) et Active Line Plus (50 à 60 Nm selon la génération). Le premier va d’ailleurs disparaître progressivement du catalogue, tandis que le second est remplacé cet été pour devenir l’offre d’accès pour les vélos électriques plus polyvalents.
Le poids du moteur de 2,3 kg, contre 2,7 kg pour l’Active Line Plus et et permet de simplifier le cadre sans intégration du moteur, est un autre atout. Il vient donc se positionner face au Bafang H410 et à l’Ananda R400 (45 Nm, 2,3 kg), ainsi qu’au Mivice M080 (40 Nm, 2,5 kg).
Côté concurrence, le Hub Line arrive sur un terrain déjà occupé : Bafang et Ananda visent eux aussi le vélo urbain léger. L’avantage de Bosch est ailleurs : son écosystème connecté (application eBike Flow, écrans maison, traceur) que les fabricants asiatiques ne savent pas encore égaler.
Cette nouveauté peut aussi être combinée à des transmissions par chaîne ou par courroie,

Plusieurs batteries au choix, et une nouvelle mini-commande
Le Bosch Hub Line est compatible avec plusieurs batteries jusqu’à 600 Wh, dont la nouvelle Powertube 360 Wh, la plus fine de l’offre de la marque. Certains VAE équipés du Hub Line adoptent cette batterie traditionnelle dans le cadre (amovible ou non selon le choix du fabricant), d’autres (comme le Vello VIA+) la batterie nomade.
Cette dernière, nommée PowerMore et d’une capacité de 250 Wh, qui est d’habitude en complément d’autonomie, peut faire désormais figure de batterie principale. Le Vello propose même de fixer une seconde batterie pour doubler l’autonomie.
Le moteur est aussi connecté via l’app Ebike Flow comme les autres Active Line ou Performance Line, pour profiter d’un compteur augmenté via son smartphone, des statistiques de trajets, régler ses modes ou activer des options de sécurité (parfois payantes via Flow+ comme le traceur ConnectModule 2nd génération).